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Catastrophe de Courrières
Livre d'Or

Catastrophe de Courrières - Page 3 / 6

 
  Opposition entre ingénieur de l'État et hommes de la mine...

 
11 mars L'ingénieur en chef qui était venu prendre en main les opérations, voulait réunir une table ronde et interroger les survivants afin d'établir une carte très précise de la situation.
Les ingénieurs et les ouvriers de la mine ne voulaient pas perdre de temps en bavardages pendant que leurs camarades mourraient au fond.
Cette opposition eut sa part de responsabilité dans l'ampleur des pertes humaines.
Les ingénieurs de l'État, piqués dans leur orgueil, adoptèrent des mesures qui parurent aberrantes. Considérant qu'il n'était pas possible de désobstruer le puit N°3, et que toutes les recherches à partir des puits N°2 et N°4 montraient qu'il ne restait aucun survivant dans les quartiers du N°3, ils décidèrent de fermer le puit N°3 et de le transformer en puit de sortie d'air..
 
12 mars 01:00 Redémarrage des ventilateurs du puit N°3 et fermeture des orifices du puit.
Arrêt des ventilateurs des puits N°2 et N°4, les transformant ainsi en entrée d'air et fermeture du puit N°4.
 
12 mars 09:00 Arrivée d'une équipe de mineurs allemands volontaires pour aider dans les secours : ils étaient équipés de masques à oxygène, ce dont les sauveteurs français ne disposaient pas...
 
13 mars C'est sous la neige, que ce déroule les obsèques officiels. Un grand nombre de victimes ne pourront pas être identifiées. Pour éviter les épidémies, on les ensevelit dans une fosse commune. La cérémonie se déroule à la va-vite ce qui provoque colère et amertume.
L'ingénieur en chef hué par la foule doit quitter le cimetière.
 
 


Bénédiction à la fosse commune


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11 au 13 mars 1906

Conflit entre les ingénieurs de l'État et les hommes de la mine...